Sulpicia et le phénix

Dans les couloirs dorés de la Terrasse, là où les flammes dansent encore, une ombre avance, froide et tenace, la mort gravée sur son corps. Sulpicia, fille de la nuit, ancienne âme aux yeux glacés, porte la lame des damnés, dans un silence obscurci. Elfe autrefois liée aux étoiles, chevalier de mort désormais, elle marche sous un ciel sans voile, où même la lumière se tait. Mais là-bas, dans le feu royal, un prince déchu rit dans l’éclat. Kael’thas garde son trésor final, un phénix qui ne tombe pas. Sulpicia court dans les flammes, lame levée contre le roi. Elle veut l’oiseau, elle veut son âme, le phénix rouge entre ses doigts. Violons hurlants, cœur de glace, elle frappe encore, elle revient. Kael’thas tombe, le feu s’efface, mais le phénix fuit au matin. Combien de fois la porte s’ouvre ? Combien de fois le prince meurt ? Chaque semaine la chasse recommence, même décor, même malheur. Les gardes tombent, les sorts éclatent, les orbes brillent dans le noir. Sulpicia fend la salle en silence, portée par sa froide victoire. “Tempête, terre et feu, écoutez mon appel !” crie le prince dans son dernier orgueil. Mais face à la mort qui chancelle, la DK creuse déjà son deuil. Sulpicia court dans les flammes, lame levée contre le roi. Elle veut l’oiseau, elle veut son âme, le phénix rouge entre ses doigts. Violons hurlants, cœur de glace, elle frappe encore, elle revient. Kael’thas tombe, le feu s’efface, mais le phénix fuit au matin. Un jour peut-être, dans les cendres, l’œuf flamboyant brillera. Et la nuit pourra enfin entendre le cri de feu qui renaîtra. Mais jusque-là, sans plainte aucune, elle reviendra dans le palais, froide comme l’hiver sous la lune, fidèle à son sombre souhait. Elle n’a pas peur des longues routes, ni des échecs, ni du destin. Chaque défaite aiguise le doute, chaque essai renforce sa main. Le phénix rit dans la lumière, Kael’thas tombe encore au sol. Sulpicia serre sa lame amère, et repart sans perdre le contrôle. Sulpicia court dans les flammes, lame levée contre le roi. Elle veut l’oiseau, elle veut son âme, le phénix rouge entre ses doigts. Violons hurlants, cœur de glace, dans la Terrasse elle revient. Un jour le feu prendra sa place, et le phénix sera sien. Kael’thas peut bien renaître encore, briller, tomber, recommencer… Tant que le phénix garde son or, Sulpicia viendra le chercher.