Le journal d'après lui

Un journal filmé. Intime, non scénarisé, né d'un besoin très concret — se retrouver après des au revoir qui ont tout bousculé. Après l'avoir revu, après être rentrée, j'ai coupé les réseaux et j'ai commencé à me filmer. Sans plan, sans narration construite à l'avance. Juste une caméra posée sur le quotidien — la fête, l'ivresse, les amis, la solitude, la musique, la lecture. Ces moments ordinaires qui, filmés, disent autre chose. Dans certaines scènes je parle, je me confie. Dans d'autres je ne dis rien, et c'est peut-être là que ça parle le plus. Le film s'organise en segments de 24 heures. Pas pour raconter une histoire qui avance, mais pour observer — les variations d'un état, d'une humeur, d'une journée qui peut contenir des choses contradictoires. Ce n'est pas un film sur une relation. C'est un film sur ce qui persiste après. Sur cet endroit un peu flottant où l'on ne sait plus très bien qui on est, et où l'on commence, doucement, à se retrouver. Ce projet part du personnel pour aller vers quelque chose de plus universel — ces états qu'on traverse tous, et qu'on n'ose pas toujours filmer.