Là où se fend le monde !

*Là où le monde se fend !* est née d’une ancienne création réalisée à partir de montages sur Photoshop, puis retravaillée et améliorée avec l’aide de l’intelligence artificielle. De cette image finale sont venues les paroles de la chanson… puis les premières idées d’une histoire encore en gestation. Je préfère toutefois la laisser reposer pour éviter de commencer cinquante projets sans en terminer aucun. Ma priorité reste **L’Engagé du Squale Noir**. Une fois cette aventure achevée, une autre pourra peut-être franchir la brèche à son tour. #LàOùLeMondeSeFend #ChansonOriginale #DarkFantasy #Romantasy #CréationArtistique #MontagePhotoshop #ArtEtIA #Écriture #UniversFantasy #Autrice #LEngagéDuSqualeNoir #LaPlumeDAilerouaNotab Là où se fend le monde ! La forêt dormait derrière le verre, La rivière ignorait mon nom. Les arbres retenaient leurs branches Au bord d’un ciel sans horizon. J’ai posé mes mains sur la frontière, Elle a tremblé sous mes doigts. Ce qu’ils nommaient l’impossible N’était qu’un mur devant mes pas. Je n’ai pas prié pour un passage, Je n’ai pas demandé le droit. J’ai laissé la fêlure apprendre La forme exacte de ma voix. Là où le monde se fend, Je passe entre les éclats. La nuit s’accroche à ma robe, Mais elle ne me retient pas. J’ai dans chacune de mes mains La lumière qu’on me refusait. Je n’entre dans aucun royaume : Je choisis celui qui naît. Les fragments tournaient dans l’espace, Noirs comme des oiseaux sans ciel. Derrière moi criait un monde Qui me voulait encore fidèle. La rivière a pris mon reflet, Déchiré par l’ancien passage, Puis l’a porté sous les feuillages Sans lui demander son visage. Je n’ai emporté ni couronne, Ni nom gravé par leurs lois. Seulement la force de comprendre Que la brèche vivait en moi. Là où le monde se fend, Je passe entre les éclats. La nuit s’accroche à ma robe, Mais elle ne me retient pas. J’ai dans chacune de mes mains La lumière qu’on me refusait. Je n’entre dans aucun royaume : Je choisis celui qui naît. Et si quelqu’un m’attend là-bas, Il devra me voir tout entière : La femme, la faille et le pouvoir, La douceur autant que la guerre. Qu’il ne tente pas de refermer Ce que j’ai brisé pour venir. On ne m’aime pas en me gardant, Mais en me laissant devenir. Là où le monde se fend, Je marche parmi les éclats. La nuit peut suivre ma robe, Elle ne décide plus pour moi. J’ai dans chacune de mes mains Le feu calme de ma vérité. Je ne demande plus qu’on m’ouvre : J’ai appris seule à traverser. La forêt respire à nouveau. La rivière connaît mon nom. Derrière moi, le mur s’effondre. Devant moi commence l’horizon.