Le siège de Château Gaillard I Le film

Itinéraire Paris - Normandie Les Andelys 1204, en plein Moyen-Age: les Français font face aux Anglais qui occupent Château-Gaillard, impressionnant château-fort construit en un an, entre 1197 et 1198, au-dessus de la Seine. Le siège dure de longs mois, jusqu'au jour où un certain Bogis et ses compagnons... Vous avez bien écouté cette histoire? Alors répondez à ces deux questions. Pourquoi Richard Coeur de Lion a-t-il choisi les Andelys pour faire bâtir Château-Gaillard? A. Pour surveiller la Seine, principale voie de transport B. Pour pouvoir se baigner facilement C. Pour profiter de la jolie vue. Qui est le gouverneur de Château - Gaillard à cette époque? A. Jean sans Terre B. Philippe Auguste C. Roger de Lascy Vous avez aimé cette histoire? Alors mettez-lui un pouce bleu! Le saviez-vous? À la fin du XIIe siècle, la France et l'Angleterre ne sont pas vraiment deux pays séparés comme aujourd'hui. Le roi d'Angleterre possède aussi de grands morceaux de France, notamment la Normandie — cette région au nord-ouest, avec Rouen pour capitale. Deux hommes se disputent le pays : Philippe Auguste, roi de France, veut récupérer la Normandie. Et en face, Richard Cœur de Lion, roi d'Angleterre et duc de Normandie veut conserver son accès le plus proche sur le continent. Pour bloquer Philippe Auguste et l'empêcher de descendre la Seine vers Rouen, Richard décide de construire un château gigantesque sur un rocher qui domine le fleuve, près des Andelys. Il le fait bâtir en quasi un an — une vitesse folle pour l'époque — et l'appelle son "château gaillard", ce qui voulait dire à peu près son "château insolent". Quand un évêque lui dit qu'il n'a pas le droit de construire là, Richard répond qu'il bâtirait même sur des nuages s'il en avait envie. Le ton est donné. Le château est une merveille militaire : trois rangées de murs les uns derrière les autres, des tours qui dévient les boulets, des murs épais de quatre mètres, et un donjon perché si haut qu'on voit la Seine serpenter à cent mètres en dessous. Personne, pense-t-on, ne pourra jamais le prendre. En 1199, Richard est tué par une flèche lors d'un petit siège sans importance. Son frère Jean lui succède. Sauf que Jean — que l'Histoire a surnommé Jean sans Terre, ce qui n'est pas un compliment — est exactement le contraire de Richard : hésitant, méfiant, mauvais chef. Philippe Auguste, qui attendait ce moment, attaque. En 1203, il met le siège devant Château-Gaillard. Jean sans Terre, au lieu d'organiser la défense, laisse tomber la forteresse et part. Le pauvre commandant sur place, Roger de Lascy, se retrouve seul avec quelques centaines de soldats contre toute l'armée française. Le siège dure plusieurs mois. Philippe installe des barrières tout autour pour que personne ne puisse entrer ni sortir, ni apporter de nourriture. Les défenseurs commencent à mourir de faim. Ici se passe quelque chose d'assez horrible, mais qui dit beaucoup sur cette époque : Roger de Lacy, pour nourrir ses soldats le plus longtemps possible, chasse de l'enceinte principale tous ceux qui ne se battent pas — des vieillards, des femmes, des enfants qui s'y étaient réfugiés. Mais Philippe Auguste refuse de les laisser traverser ses lignes. Ces malheureux se retrouvent coincés entre les deux camps, sans nourriture, pendant des semaines. Personne ne vient les aider. Le château finit par tomber au printemps 1204, et la façon dont ça se passa, racontée dans l'audio, est restée célèbre. Des soldats français auraient repéré une petite ouverture dans les murs : le conduit des latrines. Les ruines du château existent toujours, aux Andelys, dans l'Eure. On peut encore les visiter. Elles dominent la Seine avec la même assurance qu'au temps de Richard — comme si le château refusait encore d'admettre qu'il était tombé. Concept et direction éditoriale de l’œuvre collective : Alfred Violey Textes : Alfred Violey, avec : Elisabeth Bresson, Pauline Piettre, Anne-Florence Andrieux, Antoine Blachez, Delphine Gravier, Florent Lamontagne, Paul Lefevre. Producteur délégué : Studio Lincoln Direction artistique : Hubert Drac Réalisation : Olivier Delevingne et Hubert Drac Musique originale et design sonore : Olivier Delevingne Remerciements à Henry Angleys Avec les voix de : Frédérique Bonnal, Adeline Moreau, Annie Sinigalia, Marc Alfos, Bernard Bollet, Christian Bujeau, Vincent de Bouard, Coco Noël, Olivier Delevingne, Sébastien Desjours, Hubert Drac, Vincent Heden, Pierre-Arnaud Juin, Nelly Mella, René Morard, Jérémy Prévost, Alain Flick, Paul Lefevre, Hugo Violaine, Géraud Violaine.