Encore un prétexte ...

J’exprime des sentiments recherchés, chasseur de rimes au cœur de l’été, j’explore les abimes venus du passé, le corps à la dérive, cherchant à se sauver. J’extrait du décor les couleurs à marier, Les fleurs, les parfums envolés une robe à toute heure dans les blés les fiancés vont sous l’arbre aux péchés. Encore un prétexte au silence, faire la peau à cette absence … J’extrême des sommets à tutoyer, suprême onction, brulé au dernier degré, le soleil au plus près, tout à consumer, peu pressé, j’emprunte encore l’escalier. J’expose le gris des roses sur du papier, la nuance prend la pose, habile chantier, le fleuve qui charrie, j’en ferai mon allié, la couleur du passé, ça restera mon secret. Encore un prétexte au silence, faire la peau à cette absence … J’explose dans ce champs de mines, du cahier, chaque ligne ramène au clair, les blessés, les ruines sont si fières de la liberté, les fantômes savent le prix à payer. J’extorque des aveux à la sorcière du marais, on ne badine pas avec la toile des regrets, le temps file aussi sur que sur l’étang gelé, c’est sûr que le pécheur devra patienter. Encore un prétexte au silence, faire la peau à cette absence … Encore un prétexte au silence, faire la peau à cette absence … faire la peau à cette absence … Pardieu