PREMIER FEU VERT DE LA HAS SOUS LE RIHN 2.0, ET DÉJÀ L'ASPHYXIE

La France a dit oui à un test français contre le cancer. Puis elle a changé les règles du jeu. Ce test s’appelle VisioCyt. Il repère le cancer de la vessie sur une simple analyse d’urine, grâce à l’intelligence artificielle, sans introduire de caméra dans le corps du patient, l’examen que tout le monde redoute. Le 5 juin 2025, la Haute Autorité de Santé a rendu un avis favorable à sa prise en charge. Le tout premier accordé par le RIHN 2.0, le dispositif que la France s’est donné pour financer ses innovations médicales. Le premier lauréat de l’histoire de ce système. Un an plus tard, ce lauréat se débat. Le oui est là, mais la parole donnée ne suit pas. Le prix promis n’est pas au rendez-vous, les conditions se durcissent, et on réclame encore des milliers de patients avant de tenir l’engagement. On ne refuse pas. On asphyxie. Le problème français n’est pas d’inventer. Ce n’est même plus de valider. C’est de tenir parole une fois qu’on a validé. On adoube une innovation, puis on la laisse s’épuiser en repoussant sans cesse la ligne d’arrivée. Pendant ce temps, les géants américains attendent, prêts à racheter ce que la France n’aura pas su faire vivre chez elle. Vendredi 19 juin à 12:00, je reçois Fabrice Beauchêne, directeur général de VitaDX. Il va raconter ce que vit le tout premier lauréat du RIHN 2.0, de l’intérieur. On monte cette émission en urgence, parce que ce dossier n’attend pas une minute de plus.