Édouard Lalo - Le Roi d'Ys - Aubade par Tino Rossi

Édouard Lalo : Le Roi d'Ys (livret d'Édouard Blau). Acte III, tableau 1 : Aubade de Mylio Chanté par Tino Rossi, enregistré dans les années 30. Mylio : Puisqu'on ne peut fléchir ces jalouses gardiennes, Ah! laissez-­moi Conter mes peines Et mon émoi. Vainement, ma bien-­aimée! On croit me désespérer; Près de ta porte fermée Je veux encore demeurer. Jeunes filles : Vainement près de sa porte Il veut encor demeurer. Mylio : Les soleils pourront s'éteindre. Les nuits remplacer les jours. Sans t'accuser et sans me plaindre Là, je resterai toujours. Jeunes filles : Toujours, toujours! Mylio : Je le sais, ton âme est douce, Et l'heure bientôt viendra Où la main qui me repousse Vers la mienne se tendra. Jeunes filles : Vainement près de sa porte Il veut encor demeurer! Mylio : Ne sois pas trop tardive À te laisser attendrir, Si Rozenn bientôt n'arrive, Je vais, hélas! mourir.