L'impact d'une cloison nasale déviée pour une rhinoplastie

Je voudrais vous parler d'un détail qui a son importance quand on fait une rhinoplastie. La cloison nasale et l'impact d'une éventuelle déviation. Tout d'abord, on peut très bien respirer avec une cloison déviée et on peut très bien ne pas bien respirer avec une cloison droite ou pas très déviée. La corrélation entre les deux n'est pas obligatoire et aussi linéaire qu'on l'imagine. Ensuite, on peut avoir, et c'est ce dont je veux vous parler aujourd'hui, un impact esthétique limité, mais présent, d'une déviation de cloison. Par exemple, quand on a une pointe tordue comme celle- là, avec ce que l'on appelle un corps étranger intra-nasal, c'est- à- dire une saillie de la cloison derrière la muqueuse. Très souvent, c'est une déviation de la partie extrême la plus inférieure, la plus basse de la cloison, cartilagineuse. C'est ce pli en bas. Parce que souvent, la cloison était trop grande au moment de la puberté et elle s'est repliée pour rentrer dans le cadre et qui lui est offert. Et elle vient se tordre. Dans ces cas-là, il n'est pas toujours nécessaire de faire une grande septoplastie, un grand travail sur la cloison, mais plutôt, de venir redresser cette partie très antérieure, parfois même d'enlever ce corps étranger cartilagineux pour revenir à une pointe droite. C'est le travail de base. N'oublions pas quand même que quand le nez s'est formé à l'adolescence, la peau s'est formée sur une base asymétrique et qu'une fois sur deux, même quand on a réalisé la cloison, même quand on a remis la structure cartilagineuse droite, persiste une petite asymétrie de narine qui est le souvenir cutané de l'ancienne pointe déviée. La symétrie par don n'existe pas souvent dans la nature, elle existe encore moins dans cette région plastique.