"Personne ne nous trouvera dans le désert" — Comment 30 commandos ont traqué les pirates somaliens

Quatre avril deux mille huit, Golfe d'Aden. Douze pirates somaliens prennent à l'abordage le yacht français Le Ponant. Trente otages, dont vingt-deux Français. Direction Eyl, capitale officieuse de la piraterie mondiale, dans le Puntland — une côte que personne, depuis la débâcle américaine de Mogadiscio en mille neuf cent quatre-vingt-treize, n'avait osé toucher. Quinze ans plus tard, la France ne se contente plus de payer. Sept jours de négociations. Deux millions cent cinquante mille dollars de rançon largués sur le pont. Les otages libérés à l'aube du onze avril. Et c'est là que commence l'opération que personne, en dehors de Paris, ne croyait possible. Trente commandos Marine du Commando Hubert, Trepel et Jaubert, embarqués sur la frégate Jean Bart, décollent à huit heures cinq sur deux hélicoptères Panther. Vol rasant, quarante minutes au-dessus de la mer. À neuf heures vingt, ils repèrent deux Toyota Hilux qui filent dans le désert avec la rançon. Un tireur d'élite, un fusil FR-F-deux, une seule balle dans le bloc moteur. Le pick-up cale. Dix minutes plus tard, les six pirates sont menottés. Deux cent mille dollars récupérés. Aucune perte française. Quinze ans après Black Hawk Down, la France redéfinit la doctrine antipiraterie occidentale. L'opération Atalanta lancée huit mois plus tard reprendra ses principes. Les six pirates seront jugés à Paris en deux mille douze. Abonnez-vous pour les autres opérations qui ont fait l'histoire des forces françaises. #CommandosMarine #CommandoHubert #LePonant #OpérationThalathine #Piraterie #Somalie #Puntland #MarineNationale #ArméeFrançaise #HistoireDeFrance #HistoireMilitaire #ForcesSpéciales #JeanBart #JeanneDArc #DocumentaireGuerre #Antiterrorisme #GolfeDAden #Avril2008