radio arson — Hito Steyerl, artiste

Artiste, cinéaste et théoricienne, Hito Steyerl, née en Allemagne(1966) et basée à Berlin, est aujourd’hui reconnue comme l’une des figures majeures de l’art contemporain international. Docteure en philosophie, elle développe une approche de l’art et de la recherche artistique comme outils d’analyse du présent. À la croisée de l’investigation documentaire, de l’essai vidéo, de l’installation et de la recherche critique, sa pratique analyse depuis plus de deux décennies les conditions de production, de circulation et de consommation des images à l’ère du capitalisme numérique. Mardi7 avril 2026, le centre d’art de la Villa Arson a organisé une rencontre exceptionnelle avec Hito Steyerl, figure majeure de l’art contemporain. Cette rencontre prend appui sur l’exposition personnelle offerte à Hito Steyerl par la Villa Arson, présentée dans la galerie Carrée du 20 février au 31 mai 2026, exposition composée uniquement de sa dernière oeuvre. l’installation vidéo Mechanical Kurds. Avant d’écouter des morceaux choisis de la discussion animée par Mathilde Roman et Marie-Ann Yemsi en amphi 4, autour de la projection de deux œuvres vidéo choisies par l’artiste(Extraspacecraft, 2016 + This is the future, 2019), Hito Steyerl s’est entretenue avec un étudiant, Maël Desbordes. « En matérialisant ainsi le capitalisme de surveillance, elle construit un pont entre le spectateur occidental confortablement assis dans un White Cube et la guerre numérique qui se déploie devant ses yeux. Rendre visible l’infrastructure cachée de la technologie est le moteur principal du travail d’Hito Steyerl, mais comment y parvient-elle ? Comment trace-t-elle ce fameux pont entre son spectateur occidental et le réfugié kurde présent à l’écran et premier rouage de la machine IA ? Ces questions, nous allons en aborder certaines dans l’entretien qui va suivre. » M.D. — itw : 1/2 Maël Desbordes + 2/2 Mathilde Roman, Marie-Ann Yemsi + public — montage : Christophe Robert, Tristan Gramont — photo cover : Emilie Kuoch — cover : Tristan Gramont