Essai Audi Q8 50 TDi 286 Quattro Tiptronic (2018)
Aujourd’hui, nous découvrons le nouvel Audi Q8, le nouveau haut de gamme dans les SUV de la gamme Audi. Le 8 indique qu’il s’agit d’un haut de gamme : R8, c’est la plus sportive des Audi, A8, c’est le haut de gamme dans les berlines, et Q8 le haut de gamme dans les SUV, au-dessus du Q7 donc. Ce Q8 reprend bien-sûr la plateforme du Q7, mais il est plus court, juste en-dessous des 5 mètres en longueur, plus bas et plus large, ce qui lui donne visuellement une ligne plus dynamique. Il y a pas mal de détails qui changent au niveau du design, notamment avec une nouvelle calandre octogonale, une ligne de caisse très marquée et les feux arrière qui se rejoignent avec un bandeau rouge comme sur l’Audi A8. Audi nous présente ce Q8 comme la variante coupé 4 portes du Q7. On vous laisse juger par vous-même mais c’est usurper l’appellation coupé et la ligne est en tout cas beaucoup moins fastback qu’un BMW X6. Le hayon est quand même suffisamment incliné pour qu’il ne soit pas question de mettre 7 places dans un Q8, qui restera un 5 places. Notre version d’essai utilise un 50 TDI, c’est-à-dire, selon l’appellation inaugurée avec l’A8, un V6 TDI de 286 ch, bien-sûr avec 4 roues motrices et une boîte automatique à 8 rapports. L’intérieur est assez différent de celui du Q7 et reprend le même principe que celui de l’A8 avec un double écran central tactile, celui du bas étant destiné principalement à la climatisation, celui du haut à toutes les autres fonctions y compris les réglages de la voiture. Bien-sûr, le combiné d’instrument est lui aussi digital et personnalisable. Il n’y a quasiment plus de bouton physique, et même la molette de commande d’allumage des feux a été remplacée par des touches tactiles. Le drive select associé à la suspension pneumatique fait lever ou baisser la hauteur de caisse selon les modes, le plus haut étant le Offroad. La qualité de présentation est impeccable et très flatteuse, même sur notre modèle d’essai peu garni en option, par exemple sans cuir sur la planche de bord. A l’arrière, on trouve une banquette coulissante en 2/3-1/3 et beaucoup d’espace pour les passagers, qui ont droit eux aussi à du tactile pour régler leur propre climatisation. Le coffre est moins grand que celui du Q7 mais dépasse quand même 600 litres : pas mal pour un coupé, même si le Mercedes GLE coupé fait mieux. Ce Q8 50 TDI utilise donc un V6 3 litres de 286 chevaux déjà vu sur l’A8 ou sur la toute récente A6. Un V6 TDI qui déborde de couple et qui est largement suffisant même pour cette voiture qui est assez lourde. On a des relances qui sont ultra-faciles même sur autoroute. Pas de problème de motricité, ni avec la boîte 8. Il y a juste une petite sonorité diesel trop présente à basse vitesse mais ensuite dès qu’on roule sur route ou autoroute, on a au contraire l’impression d’une très bonne insonorisation et c’est l’un des points forts de la voiture : on a des prestations haut de gamme et la voiture nous isole vraiment de la route, pour les passagers comme pour le conducteur. C’est assez agréable. Au niveau châssis, on a une version avec des roues de 22 pouces, ce qui est assez énorme, mais il y a quand même une hauteur de flanc de pneu qui préserve un bon niveau de confort. On a 4 roues directrices qui accentuent la maniabilité de cette voiture non seulement en ville pour faire des manœuvres mais aussi sur petites routes : ça donne une agilité à basse vitesse. On est dans les Alpes pour essayer cette voiture et sur les épingles, cela a un attrait non négligeable. Par rapport au Q7, ce Q8 est plus dynamique : il est plus bas et les voies sont plus larges. C’est un beau compliment à lui faire parce que le Q7, pour son gabarit, est lui aussi assez réussi. Précisons que sur ce modèle d’essai, on a une suspension pneumatique qui permet non seulement de préserver une assiette mais aussi de virer quasiment à plat, et qui préserve un bon niveau de confort. On est tenté de vous la conseiller vivement, car avec des roues de 22 pouces sans suspension pneumatique, le niveau de confort risque d’être détérioré. Venons-en à la partie qui fâche : celle du budget. En consommations, ce Q8 affiche des émissions de CO2 supérieures à celles du Q7 qui portent le malus écologique de notre version à plus de 8000 €. Un montant à rajouter aux 78000 € au minimum du Q8 50 TDI, soit 10000 € de plus que le Q7 à motorisation équivalente. Un Q8 45 TDI devrait arriver prochainement avec le V6 TDI dégonflé à 231 ch, qui fera baisser le ticket d’entrée à la fois par le tarif et un malus écologique moindre.

2018 Audi Q8 50TDI DRIVING POV/REVIEW

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