"La soupe aux choux" ou "E.T qualité France"

Si dans « Rencontres du 3ème type » de Spielberg, pour communiquer avec les extraterrestres, on utilise une suite musicale et dans « Contact » de Robert Zemeckis, une suite mathématique, dans « La soupe aux choux » de Jean Girault, on utilise une méthode plus… pétaradante. Le langage universel qu’utilisent le Glaude et le Bombé, portés par Louis de Funès et Jean Carmet, est le pet. Et ça tombe bien car les choux figurent, aux côtés des légumineuses et des féculents, parmi les aliments qui génèrent le plus de gaz et donc grâce à la soupe aux choux on peut communiquer avec les étoiles en illimité. Ce postulat affligea la critique mais séduisit 3 millions de spectateurs en 1981. A partir de cette idée, le réalisateur de la série des « Gendarmes » dont Michel Galabru, dit : « Cet homme n’était pas Truffaut ni Fellini, mais il possédait l’art et la manière de ficeler des situations qui ont fait leur preuve », ficelle donc quelques scènes comiques pétaradantes ou glougloutantes voire parfois attendrissantes autour de cette amitié entre un ancien puisatier et un ancien sabotier qui refusent la vie moderne et dont les journées sont rythmées par les litrons de vin qu’ils descendent. Le film est mis en musique par Raymond Lefebvre et adapté du roman éponyme de René Fallet, lauréat du prix Rabelais, lui-même inspiré par la BD "Du cidre pour les étoiles", 26ème aventure de Spirou et Fantasio, écrite par Jean-Claude Fournier. Louis de Funès avait été séduit par ce chant d’amour à la terre et aux laissés pour compte de la modernité, il optionna le livre et pilota l’adaptation de ce qui sera son pénultième film, avec son fidèle auteur, Jean Halain. Ce podcast fait partie de la collection "Voyage en comédie" diffusée en 2024 sur France Inter et pour lui offrir une nouvelle vie, je l'ai mise en images pour que vous puissiez l'aimer, la commenter, la partager. Vive la comédie et vive le cinéma!