La Dernière, d'où l'amer - 23/11/25

Une lettre Cette première pièce a enraciné les débuts de notre collectif. , d’où l’amer c’est nous : nos ébats, nos réflexions, nos émerveillements, nos chagrins… nos rires et nos halètements (a)synchrones, nos excès et nos pudiques retenues, nos rêves et nos persistantes tentatives… tous les émois qui ont transpercé les salles de répétition durant ces deux dernières années. C’est vulnérablement et férocement nous. Sous cette serre, le collectif a absorbé les chocs d’une fervente, parfois mouvementée, discussion entre le studio et le dehors, érigeant la douceur comme première intention et injonction de notre espace. Cette serre, ou cet autre être doté d’un souffle et d’une santé propre, dont les contours de son architecture se dessinent encore, abrite une écologie à dix corps et s’ancre dans un environnement où parents, frères et soeurs, cousin·es, cousin·es du second degré, ami·es, ami·es du second degré, inconnu·es, curieux·ses du n-ième degré se rencontrent. Là où l’après excite et tétanise, cette pièce scelle nos premières racines, tressant le toit d’un abri où se couvrir dans cet ‘après’. Parce qu’il s’agit aujourd’hui de la Dernière, d’où l’amer. Merci d’alimenter ces allers-retours du dehors au studio. Merci d’être l’engrais qui nous fait germer. Merci de nous environner. Merci de nous abriter. d’après la Serre