Société des usines CHAUSSON (SUC) - Constructions automobiles. Partie 2
Société des usines CHAUSSON (SUC) - Constructions automobiles. L'entreprise est fondée à Asnières-sur-Seine en 1907 sous le nom d'Ateliers Chausson Frères par les frères Jules, Gaston et Paul Chausson pour d'abord produire des radiateurs de refroidissement pour moteurs thermiques, en nids d'abeilles à tubes et ailettes, des réservoirs de carburants et des tubulures d'admission ou d'échappement2. Spécialisée ensuite dans la construction automobile (carrosserie et échangeurs thermiques), elle est un acteur important de l'industrie des véhicules en France, tant comme actionnaire du constructeur automobile Chenard et Walcker à partir de 1936 qu'en tant que constructeur d'autocars dès 1942. Joseph Roos devient directeur du groupe en 1947. Un des PDG sera, au début des années 1970, Jacques Féron, homme politique membre du CNIP. Les usines Chausson sont ensuite sous-traitant de ses deux principaux actionnaires, les groupes Peugeot et Renault dont elle assure l'assemblage de véhicules utilitaires, par exemple pour Peugeot, les J7, J9, 404 pick-up, pour Citroën, le Citroën C35, pour Renault, les R4 fourgonnette, Estafette, Trafic, plus épisodiquement de modèles coupés (Opel GT, Citroën SM, Renault Floride/Caravelle). Pendant les années 1970, période de son plus important développement (environ 15 000 salariés), le groupe possède des usines à Asnières-sur-Seine, Gennevilliers, Argenteuil, Meudon, Reims, Montataire, Maubeuge, Laval. Il a absorbé ou filialisé d'autres sociétés du secteur automobile telles que Chenard et Walcker3, ou encore Brissonneau et Lotz pour la partie automobile2. La marque est choisie par la RATP dans les années 1950 pour fournir 273 autobus APU 53 à partir de 1954 pour Paris et sa banlieue. La restructuration du groupe, dans les années 1990 est longue et douloureuse et donne lieu à d'importants mouvements sociaux, grèves, débrayages avec arrêts de la production, provoqués par une logique d'alliance entre constructeurs automobiles décidée par les actionnaires, suivie du dépôt de bilan de l'entreprise en septembre 1993. De 1993 à 1995, trois plans sociaux conduisent au licenciement de 2 549 personnes et à la fermeture définitive de certains sites de production installés dans la banlieue parisienne4,5,6,7,8. Le dernier établissement de Gennevilliers, cesse son activité en 2000 et le site est démoli en 2007, pour laisser place à un écoquartier, et une coulée verte9 dont la partie la plus importante est couverte par le jardin Chenard et Walcker.

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