Feu

feu, qu'est-ce que tu veux ? Tu fût porté, choyer d'homo sapiens fût transporté à pied vers Olympie mais pourquoi eut-il fallu que tu vinsses figer des corps aux ruines de Pompéi ? feu, qu'est-ce que tu veux ? toute ta gloire dans un éclair des cieux tout ton secours en frottant deux cailloux mais foudroyés se dit de toi pour ceux, qui par amour ou par toi, meurent à genoux ! feu, qu'est-ce que tu veux ? nourris dans l'âtre en des soirs de veillées Ou bénis dans la douceur des printemps maudis au ciel, longtemps ensoleillé bannis des villes, les nuits de l'ancien temps, feu, qu'est-ce que tu veux ? Purifiant mais pourtant ennemi des forêts Quand les autorités ne disent pas assez Les dommages et déplorent aucun décès Tu ravages en aveugle des zones dévastées, feu, qu'est-ce que tu veux ? si ton secret s'est un peu envolé tu reste bien en nous si mystérieux par la chaleur de la peau dévoilée si ma mère est l'eau, mon père est le feu. feu, qu'est-ce que tu veux de nous ?