Laborde - Suzanne Fischer

Paroles et musique : Suzanne Fischer Captation : Thomas Couton http://   / @thomstudio   tHom Studio Tu glisses au milieu des sapins tu t’es faite à leur odeur forte leur taille immense t’impressionne mais tu continus ton chemin le vent te fait respirer mieux, tu rebondis sur le tapis des aiguilles de pins tombées, n’ai pas peur de l’obscurité Comment les gens autours pourraient-ils savoir que c’est à leurs contours que tu te cognes sans cesse alors entre les arbres raides, tu glisses enfin, tu n’as plus besoin de plier Parfois entre les chairs chaudes de tes acolytes égarés tu t’évades le nez en l’air, perdue aux cimes claires Du regard tu parles à ta mère, le vent toujours te réponds un rire te ramène à la terre sans éveiller les soupçons Comment les gens autour pourraient-ils savoir que c’est à leurs contours que tu te cognes sans cesse alors tu frémis, comme la feuille en haut de l’arbre Tu souris parfois les jours sombres, maintenant que tu peux vivre enfin dans la rassurante pénombre que confères les sa- pins, un endroit qui tout autour est protégé par de grands arbres, où les gens n’ont de leur contours que l’idée que leur donne le vent