Aristote - La fierté : Le sens naît du travail bien fait | Retrouve ton sens au travail #9
Je m'excuse d'avoir complètement loupé de vous proposer mes exos pratiques alors je vais prendre le temps de vous les partager ici un par un . N'hésitez a me donner vos retours . Le premier exercice, on peut l’appeler la cartographie des cinq vertus. L’idée est simple : vous prenez une feuille, et vous choisissez cinq vertus professionnelles. Ça peut être celles dont on a parlé aujourd’hui, ou d’autres qui vous parlent davantage selon votre métier : la rigueur, l’audace, la générosité quand vous transmettez quelque chose, la justice dans votre manière de traiter vos collègues, ou encore la vérité dans la façon dont vous parlez de votre propre travail. Pour chacune de ces vertus, vous tracez une ligne. À gauche, vous mettez le manque. À droite, l’excès. Et quelque part sur cette ligne, vous placez une croix, là où vous pensez être aujourd’hui, honnêtement. Le but, ce n’est pas d’avoir cinq croix bien au milieu. Ce serait même un peu louche. Personne n’est parfaitement équilibré partout. Le but, c’est plutôt de voir votre vrai profil. De repérer là où vous êtes plutôt en manque, là où vous allez trop loin, et là où vous êtes déjà à peu près au bon endroit. Et ça, c’est beaucoup plus utile qu’un conseil général du type “soyez plus rigoureux” ou “soyez plus audacieux”, parce que selon la vertu, l’effort à faire ne va pas du tout aller dans la même direction. Deuxième exercice : le rituel de clôture. Celui-là est directement lié à la fierté du travail bien fait. À la fin de la journée, vous choisissez une seule tâche que vous avez accomplie. Pas dix, une seule. Et avant de fermer l’ordinateur, ou avant de passer complètement à autre chose, vous prenez trente secondes pour vous poser trois questions. Première question : est-ce que, dans cette tâche, j’ai mis une exigence qui allait un peu au-delà du minimum demandé ? Deuxième question : si oui, concrètement, en quoi ? Et troisième question : est-ce que je m’autorise à reconnaître que c’était bien fait, sans minimiser, et sans attendre que quelqu’un d’autre vienne me le dire ? L’idée, ce n’est pas de faire une analyse complète de toute votre journée. Ce serait vite lourd, et l’exercice perdrait son intérêt. L’idée, c’est juste de marquer un petit arrêt. Une pause de reconnaissance, consciente, sur une chose bien faite. Parce que dans le quotidien professionnel, on enchaîne tellement vite qu’on ne prend presque jamais ce moment-là. Troisième exercice : la lettre à mon excès. Vous reprenez la cartographie du premier exercice, et vous regardez la vertu sur laquelle vous êtes le plus clairement en excès. Pas en défaut, vraiment en excès. Parce qu’on pense souvent à travailler nos manques, mais beaucoup moins nos excès. Pourtant, ils peuvent faire autant de dégâts. Vous écrivez donc une courte lettre à cet excès. Directement. Par exemple, si votre excès, c’est le perfectionnisme qui vous bloque, vous écrivez à votre perfectionnisme. Vous lui expliquez, très concrètement, ce qu’il vous coûte dans votre travail : du temps, de l’énergie, des occasions manquées, des tensions, peu importe. Et à la fin, vous formulez une seule limite que vous allez tester cette semaine pour le canaliser. Pas pour tomber dans l’excès inverse, mais juste pour remettre un peu de cadre. Ce qui est intéressant avec cet exercice, c’est qu’il transforme quelque chose qu’on vit souvent comme une fatalité, du genre “je suis comme ça”, en quelque chose qu’on peut regarder, nommer, et ajuster. Rien que le fait de poser une limite précise redonne déjà un peu de prise. Quatrième exercice : la phrase d’identité. Celui-là permet de refermer la boucle avec ce qu’on disait sur le lien entre arétè et identité. Une fois par semaine, vous repensez aux petits actes d’excellence que vous avez vraiment posés, et vous complétez cette phrase : “Je suis quelqu’un qui…” Mais attention, il faut la compléter avec quelque chose que vous pouvez justifier par un acte concret de la semaine. Pas une intention vague, pas une belle aspiration. Un fait. Par exemple : “Je suis quelqu’un qui prend le temps de transmettre clairement”, si cette semaine vous avez vraiment aidé quelqu’un à comprendre quelque chose. Ou : “Je suis quelqu’un qui ose dire les choses proprement”, si vous l’avez vraiment fait. Et l’idée, c’est de garder une trace de ces phrases, semaine après semaine. Parce qu’au bout d’un moment, vous allez commencer à voir se dessiner une identité professionnelle. Pas une identité fabriquée dans votre tête, mais une identité construite par vos actes, phrase après phrase, brique après brique. Donc voila j'espère que ça vous aidera, bon courage a vous !! Tu peux aussi m'écouter sur Spotify :) !

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