Pension/Means Test : le gouvernement recule en moins de 72 heures sous la pression populaire

Means Test : le gouvernement recule en moins de 72 heures sous la pression populaire Il n’aura fallu que trois jours pour que le gouvernement fasse machine arrière sur l’une des mesures les plus controversées du Budget 2026-2027. Annoncé en grande pompe vendredi dernier lors de la présentation du Budget, le « means test » appliqué à la pension de vieillesse a suscité une vague d’indignation à travers le pays. Dès le week-end, les critiques se sont multipliées sur les réseaux sociaux, dans les médias et au sein même de la population, de nombreux Mauriciens dénonçant une remise en question du caractère universel de la pension. Face à la grogne grandissante, le Premier ministre Navin Ramgoolam a finalement décidé de revoir sa copie. Après avoir consulté ses ministres ce lundi, il a annoncé à l’Assemblée nationale le gel de cette mesure. Concrètement, le gouvernement prévoyait que les personnes âgées de plus de 60 ans qui choisissent de continuer à travailler voient leurs revenus examinés afin de déterminer le montant de leur pension. Une approche qui avait été perçue par beaucoup comme une pénalisation des retraités actifs et une atteinte à un acquis social historique. Mais la contestation populaire a rapidement pris de l’ampleur. En moins de 72 heures, la pression exercée par l’opinion publique a contraint l’exécutif à faire marche arrière. Cette décision constitue l’un des premiers grands revers politiques du Budget 2026-2027. Elle démontre également qu’en matière de réformes touchant directement le portefeuille et les droits des citoyens, la réaction de la population peut encore peser lourd dans les décisions gouvernementales. Pour de nombreux observateurs, ce revirement éclair envoie un message clair : lorsqu’une mesure est massivement rejetée, le gouvernement ne peut ignorer la voix de la rue.