Comment des experts datent la mort avec des insectes ?

Dans une affaire criminelle, les enquêteurs peuvent déterminer la date de décès d'une personne grâce à des indices qui grouillent et qui volent : les insectes nécrophages. Attirées par les odeurs cadavériques, ces bestioles sont prélevées sur la dépouille afin d'être envoyées à l'IRCGN, l'Institut de recherche criminelle de la Gendarme nationale, situé à Pontoise (Val-d'Oise). Là-bas, on trouve une équipe de scientifiques un peu particulier : des entomologistes forensiques. "Grâce aux insectes, on va calculer le délai post-mortem, c'est-à-dire le temps écoulé entre le décès de la personne et la découverte de son corps", nous explique l'adjudante Alexandre Lidove. Le calcul, dont la précision peut aller de 24h à plusieurs mois, s'effectue à partir de différents éléments : l'identité de l'espèce, les conditions climatiques dans lesquelles le prélèvement de l'insecte a été effectué et le temps de développement de l'insecte. Et ce dernier point nécessite un travail important. "Nous devons élever les insectes immatures jusqu'au stade adulte, préciser l'adjudante Lidove. Il faut donc les nourrir et s'assurer de leur survie." Malgré quelques limites, l'entomologie forensique reste un outil pertinent selon la gendarme : “Un ADN, on ne peut pas le dater. Une empreinte, on ne peut pas dire quand est-ce qu’elle est apparue. L’entomologie médico-légale, mine de de rien ça donne un élément sur l’enquête. Ce n’est pas l’enquête elle-même, mais ça permet de faire un élément de date." ************************************* Retrouvez chaque semaine une nouvelle vidéo et deux nouveaux shorts sur notre chaine. #staycurious Nous suivre sur nos réseaux sociaux : Facebook : http://expl.tv/Facebook Instagram : http://expl.tv/Instagram TikTok : http://expl.tv/TikTok Snapchat : http://expl.tv/Snapchat