Theodore Monod (1992) - Quel dieu, quelle image, quelle phrase, quel symbole, quel pari ?

Enregistrement en mars 1992. Né le 9 octobre 1902 à Rouen en France, Théodore Monod est fils de la réforme. Naturaliste et zoologiste, professeur honoraire au Muséum d’histoire naturelle de Paris. Grand voyageur, Il mettra à profit son doctorat et sa licence en sciences naturelles (zoologie, géologie et botanique) pour sillonner le monde durant plus de 70 ans : expéditions scientifiques, plongées en bathyscaphe, collections de pierres et de plantes, randonnées dans le désert. En tant que protestant libéral, l’humain fait aussi partie de ses préoccupations. Fervent défenseur de l’écologie, antiraciste, pacifiste, il prend part aux mouvements antinucléaires. Entre 1916 et 2000, il est l’auteur de très nombreuses publications. Son jardin secret, c’est le désert : depuis 1922, à pied, à dos de chameau, il parcourt des milliers de kilomètres pour sonder les origines de la vie et remonter « à la source ». Pour lui, il y a des dieux, les faux dieux que sont le pouvoir, l’argent, la race, le sexe, le profit… Ces idoles devant lesquelles tant d’hommes s’inclinent. Ce sont elles qui commandent nos sociétés modernes. Il faut sortir de la préhistoire ou… disparaître. « Je ne suis pas agnostique mais je ne peux pas affirmer une chose quand je ne suis pas certain de son existence. Je peux néanmoins espérer ». Ce texte est un extrait de l'essai rédigé par Jean Olivier dont le but était de rendre hommage à une œuvre culturelle majeure : « noms de dieux ». Entre 1992 et 2015, Edmond Blattchen et Jacques Dochamps ont produit et réalisé une des plus belles séries d’émissions télévisées. Jean Olivier souligne le caractère pluraliste de ces 200 dialogues de fond menés dans l’esprit d’ouverture et de tolérance qui doit guider, dans un tel domaine, une entreprise de service publique. [...] L’auteur analyse la structure, la méthode et le style : cinq chapitres de 10 minutes, identiques pour chacun des deux cents invité(e)s reçus en 24 ans. Cet ouvrage de synthèse, sans prétention savante, est celui d’un citoyen parmi d’autres, ni philosophe, ni sociologue, ni théologien. C’est la démarche d’un téléspectateur curieux de répondre aux questions qu’il se pose, comme beaucoup d’entre nous, sur le sens de la vie, l’origine de l’univers, l’existence ou non d’une immanence ou d’une transcendance que nous appelons convictions ou D(d)ieu(x). PS J'ai désactivé les commentaires, j'en suis navré. Lorsqu'on aborde la question de dieu, on lit souvent l