Mind Control - Lookin' For A Good Thing (Boogie/Synth Pop 1986)

Retour à l' esthétique building, à l' esthétique new-yorkaise, et même, disons-le, à l' esthétique Twin Towers avec ce Mind Control, morceau bricolé il y a une petite année, par mes soins, en avril 2025! En réalité, retour surtout aux gros nappages synthétiques aériens et planants, et plus encore, retour aux inter-genres, aux hybrides, avec cette espèce de piste italo-disco américanisée, sur laquelle on va rebondir. Déjà, question genre/style, j'ai indiqué synth-pop dans le titre, notamment pour la basse effrénée, mais niveau instrumental, on pourrait tout aussi bien lui apposer le tampon "italo-disco". Et ce n'est pas un gros mot hein! Le problème de ce genre de dénomination, c'est qu'elle reste très géographique, et qu'il est toujours délicat de parler d' italo pour des projets "US", surtout lorsque le chanteur est à mille bornes des tessitures Ken Lazliennes et Gazebo-esques. Pour faire simple, question contexte, on pourrait résumer la chose ainsi: Si on regarde les productions italiennes "funky", du moins "groovy", qui nous intéresse (on va s' éviter la préhistoire), de la période post-disco donc, comprise entre la fin des années 70 et la toute fin des années 80, on peut distinguer trois grandes tendances majeures, relativement chronologiques. Une première école, que l'on pourrait qualifier d' italo-funk (ou de disco-funk italien), très empreinte de la sphère américaine, avec même de temps en temps quelques chanteurs d'importation. Evidemment, on pense aux productions de Petrus, mais on pourrait citer toute une myriade de projets, comme K.I.D., Firefly, Rainbow Team, Ago ou bien encore The Armed Gang. La seconde école, c'est évidemment la plus identifiable, si ce n'est la plus évidente: l' italo-disco, très caractérisée par ses synthétiseurs, et ses basses répétitives qu'on ne présente plus! Par respect pour les amateurs de P-funk 1947-1966, abstenons nous de citez des noms. Enfin, la troisième école, sans doute la plus difficile à cerner: celle des productions encore très proches des couleurs ricaines, mais plus éloignées de la période disco-funk, tout en étant traversées, à la fois par l' italo "classique", si l'on peut dire, et par toute une série d' autres courants, allant de l' AOR au jazz-funk. On pourrait classer là-dedans des gus comme Tom Hooker (pour une partie seulement de sa production), évidemment Mike Francis, le plus emblématique, ou des projets atypiques façon Ara Macao, mais on aura l' occasion de revenir plus en détail sur ce terrain, dans quelques temps, avec un autre morceau bien plus concerné, dont le nom, minimaliste et plus qu' évocateur, est Marco... mais affaire à suivre! L' école du jour, c'est un peu un mélange des deux dernières, avec une particularité de taille: de l' italo, non pas à l' américaine, mais américain! Autrement dit, ces projets curieux, assez rares, pour ne pas dire inexistants; car parler d' école pour ce cas précis est déjà très excessif; où des artistes outre-Atlantiques, pouvaient mobiliser tout un tas de ces sonorités... Ce qui fait le charme ici, c'est bien sûr le chanteur, qui ne sonne pas particulièrement Milanais ni même Génois, bien que tout soit possible, et dont la présence sur ce genre d' instrumental n'est pas des plus communes. Ce que je voulais mettre en œuvre, et suggérer d' ailleurs, à travers cet hypothétique album Magic Night du groupe Mind Control, c'est une sorte de LP gloubi-boulga d'ambiances synthétiques très aériennes, d' atmosphères axées blues hi-tech urbain mélancolique, aux confins de l' AOR, de la synth-pop, du jazz-funk et de la modern soul. Tu sais d' avance que, sur ce genre de disques, on va trouver une moitié de pistes instrumentales, un quart de ballades, une poignée de tracks proto zouk alternatives, peut être même un morceau samba ou un tantinet bossa perdu dans les parages, et enfin, la sacro sainte zouaverie tant attendue...et tant recherchée! Et bien sur, quand il s' agit de ce type de sonorités, chez le label Supramix Records, on va chercher les covers "urbaines", parce que bon, déjà, c'est mon grand dada, ensuite parce qu'elles étaient beaucoup trop peu présentes dans la vrai scène 80s, mais surtout parce que cette imagerie transmet, à mon sens, assez bien la palette d' émotions que pouvaient porter ce genre d' albums! Je pense même qu'il sera un jour intéressant de faire un petit topo sur cette esthétique, particulière, surtout présente dans la scène jazz-funk, AOR aussi, japonaise surtout, et que j'ai toujours franchement adoré. Pour rebondir sur l' italo, certains pourraient acheter du Deborah Kinley uniquement pour la cover, moi tu me mets celle de RA MU, le LP japonais de 88, et je craque! Enregistré aux studios de Supramix Records en Avril 2025! Contact : [email protected] #synth80s #italodisco #Boogie #synthpop80s #synth80s #funk #disco #80smusic #80s #rareboogie #rarefunk #boogiefunk #eurodisco #electroboogie #NewYork#soul80s #twintowers #funk80s #city80s #nightcity #pop80s