HDT 2024 - Jour 2 : Les éléments se déchaînent / hard defi tour 2024 KTM 690 et Tenere 700

Deuxième jour, ça grince sous la peau, les muscles endoloris par les efforts de la veille. On se prépare et c’est reparti, direction l’Auvergne, cette terre promise aux aventuriers de l’asphalte et de la poussière. Les prévisions nous avaient promis un dimanche roulant, des pistes rapides et un retour au mobil-home à 18h. Illusion douce d’un confort anticipé. La réalité nous rattrape vite quand le Marshal nous demande de choisir entre la voie facile et la difficile à une intersection. Nous optons pour le défi, bien sûr. Là nous attend une rocaille inhospitalière, une montée sur une dalle interminable. J’y reviendrai à deux reprises avant de réussir à m’extirper des éboulis, tantôt en montée, tantôt en descente. Si vous avez déjà vu une affiche du HDT, vous connaissez cette descente en pierrier où chacun y laisse un peu de sa fierté. La matinée est une épreuve d’endurance pure, une spéciale d’enduro digne des récits épiques. Loïc est déjà loin devant, tandis que je m’efforce de rester avec les gars. Ludo souffre des mains, il ne peut plus tenir le guidon. Il décide de nous rejoindre à la prochaine pompe par la route. Avec Nico, on reste ensemble, doublant des groupes entiers, mais ce n’est pas simple. Les cailloux se font plus rares et, à bon rythme, on passe partout comparé à ce matin. Mais il y a toujours ces singles traîtres, cette terre noire parsemée de cailloux glissants, qui nous renvoie parfois dans l’enfer de la grosse pierre humide. Ces singles bordés de murettes et couvert de végétation, où la nuit semble régner en maître, nous accueille froidement. Et ça continue, montées, descentes, répétition infernale. Hier, j’ai endommagé le maître-cylindre, je n’ai presque plus de frein avant. Les descentes deviennent des actes de foi, cailloux ou pas cailloux. À 13h30, pause déjeuner. Saucisse et aligot, engloutis comme un trésor après la bataille. Ludo nous rejoint, mais repart rapidement, affrontant montées et descentes avant de rentrer par la route (160 km). Nico est motivé, et moi, je suis soulagé de ne pas être seul à mi-chemin. Il est 15h, encore 200 km à parcourir, le moral oscille, tout comme la météo. On esquive les nuages, mais on sait comment ça va finir. Rouler sur des plateaux à plus de 1000 mètres, c’est un bonheur simple. On se croirait en Nouvelle-Zélande, sans arbres, juste des vaches et une route qui s’étend à perte de vue. Mais l’après-midi nous réserve des cols brumeux, un brouillard épais à couper au couteau. "Je préfère la pluie", dit Nico. Quelques minutes plus tard, pluie et brouillard, comme prévu. Niveau piste, ça monte et ça descend, une musique bien connue. Une piste le long de l’autoroute, où l’on a presque rattrapé les voitures. Les derniers 100 km, on est dans les temps pour espérer finir. Derniers 100 km, on est dans les temps pour passer et espérer finir. On viendra à bout de ces 100 derniers kilomètres, nous attendant avec de belles averses, de la boue et des pistes bien glissantes, on n’est plus à ça près. Tout glisse et lorsque l'on croise un axe routier, on voit certains de nos collègues participants rentrer fond de 5. Tu te demandes si c’est toi qui t’es trompé, mais non, la trace va bien dans une montée où rochers et branches vont te balayer du chemin. On passe le dernier CP et là, c'est la délivrance : un morceau de route, la pluie est plus loin, les lumières du coucher de soleil nous offrent un ciel et une lumière sur les plateaux environnants, c’est magnifique. Il est 21h et on arrive au camping, on l’a fait ! Mots-clés : #hdt , #ktm690 , #tenere700 #offroad Hard Défi Tour 2024 🔔 N'oubliez pas de vous abonner pour ne pas manquer le prochain épisode du Hard Défi Tour 2024. Si vous avez aimé la vidéo, laissez un like et partagez vos commentaires ci-dessous. c'est un plaisir de lire vos retours ! Merci de faire partie de cette incroyable communauté de motards aventuriers ! 🏍️🌍