Tu t'en iras les pieds devant Brassens (Maurice Boukay, Marcel Legay) enregistré en 1971

Tonton Georges l’a chantée cette chanson de Marcel Legay, et on comprend bien pourquoi ! On y retrouve : Son inquiétude métaphysique devant le néant du « Grand Voyage » (le second titre de la chanson) : "Voici la Camarde qui passe" Son intérêt porté à la fois aux dames du monde, aux dames de petite vertu et aux dévotes : "Duchesse aux titres authentiques, Catin qui cherches les pratiques, Orpheline aux navrants cantiques" Mais aussi : Sa méfiance vis-à-vis de la maîtresse infidèle, … celle qui, avec son amant, boit le vin de ses vignes [Le testament : « qu’il boive mon vin ; qu’il aime ma femme… »]: "O toi qui mens quand tu te signes, Maîtresse qui liras ces lignes, En buvant le vin de mes vignes A la santé d'un autre amant !" Et enfin, l’égalité de tous devant « la camarde qui passe » : "Grave docteur qui me dissèques, Prêtre qui chantes mes obsèques, Bourgeois, prince des hypothèques, Riche ou pauvre, ignorant, savant" Cette même « camarde qui ne lui avait pas pardonné d’avoir semé des fleurs… »