La protection des amphibiens en forêt de Chaux

Certains animaux, comme les batraciens, choisissent leurs emplacements de reproduction en fonction de leurs besoins. De son côté, l'être humain choisit très souvent, pour tracer ses routes, de passer là où ça l'arrange. Or il s'avère fréquemment que la réalité des écosystèmes, n'est pas compatible avec les besoins des humains en infrastructures. C'est le cas en forêt de Chaux. De nombreuses routes quadrillent le massif. Elles ont été tracées au cordeau, à une époque où l'on ne se souciait pas de la faune et de la flore. Ces axes très fréquentés sont souvent à proximité immédiate des zones humides, indispensables à la reproduction des grenouilles et autres crapauds, dont beaucoup d'espèces sont en déclin. Durant les périodes d'intense activité, au printemps et à l'été, de trop nombreux batraciens sont écrasés lors de leur migration aller et retour, ce qui contribue fortement à la baisse des populations. Le Grand Dole, avec les associations Jura nature environnement et Dole environnement, s'est donc intéressé depuis 2011 à cette question de la mortalité des amphibiens sur les routes du site Natura 2000 de la forêt de Chaux. Pour sensibiliser la population et limiter les « accidents » avec les amphibiens, ils ont réalisé ce reportage.