Chemin oublié ( Voujlil / Boudjellil )

Cette video est la première d'une série de trois petit film qui apporte un regard sur le village et un vestige de son passé : " Chemin oublié - du village de Voujlil / Boudjellil " Filmer par @Mohand-amokrane Laribi Ay abrid ay abrid a tun medden yemghi d lehcic di later ik ma tecfid i ddula nnsen aggaden ittawin lewhi k ma tecfid mel iyi d kan tzrid nek idek necfa dilater ik ayen i ga3den nek ygga yi d ccama ma3ni kul lwqt s ezzman zzman u s nezmir ara ntru f lweqt dagh yeggan nezra ur d itughal ara taslent enn aken yghlin nejragh d ssegs tacita tezr asmi na3da di sin tura gezmen t si lgedra qeddren t id wid ur nessin ur qudren ayen tezzra sussem ay ul iw d itmektin ayen aken i ga3dan yekfa ahaq tbghid attezred ay abrid i dagh icfan ahaq tebghid atezred sang i dagh deggren wussan bedlegh macci d win tessned nettat ixedy it laman nghil nefreh zigh neghled nmegr ed irebbi bburfan L’homme approuve et souligne d’un hochement de tête chaque vers, cependant que ses yeux disent toute la densité de la signification qu’il trouve aux paroles… Oui… pour lire des choses cachées sous l’herbe, il faut avoir une sensibilité spéciale, lui dis-je. Ou une grande faculté d’imagination. La chanson est belle. Cependant, elle a réveillé en moi un malaise… j’ai du vague à l’âme. Tout en affirmant qu’il sait les secrets du sentier oublié. Lounis omet de nous les dire. C’est regrettable ; il nous laisse sur notre faim. -Pour moi, c’est là que réside la force envoûtement de la chanson ; l’expliquer serait lui enlever sa saveur. Les allusions du poète nous obligent à nous poser des questions, à songer que ce chemin perdu fut jadis une voie fréquentée au tracé bien net, que des êtres empruntaient pour arriver à un but précis, ou pour suivre un destin encore inconnu d’eux. Le sentier de la montagne dit les troupeaux escortés par des molosses vigilants, le berger qui se nourrit de laitages et de figues, dormant à la belle étoile, avec une flûte de roseau façonnée de ses mains pour seule compagne, mais qui lui permettait d’exhaler de temps à autre son oppression, née de sa solitude. …. C’est d’ailleurs, me semble-t-il, le fond et le pourquoi de la chanson : Lounis regrette le temps de la vie difficile, mais exaltante, celui des hommes durs, mais droits. Sur ce chemin désert, presque imperceptible pour nous, le poète découvre des traces éloquentes : il y voit des balises, des repères et des panneaux indicateurs. Il entend jusqu’au langage de ses pierres muettes, et même celui des frênes, maintenant disparus, qui le jalonnaient. Tout cela nous restait étranger avant d’écouter la chanson qui a réveillé notre curiosité et ouvert un champ illimité à notre imagination….. … A mon sens, « le sentier perdu», est un symbole. Il évoque la perte des valeurs anciennes : la droiture, le courage, l’amour de la justice et de la liberté… (Extrait du livre «Randonnées avec Ait Menguellet» de Chabane OUAHIOUNE) -------------------------------------------------------- Chemin oublié Chemin oublié des passants Sur qui maintenant l’herbe pousse Te rappelles-tu le temps prestigieux Où ceux-là t’empruntaient? Si tu t’en souviens parle donc Tu sais que nous sommes deux â garder le souvenir Tout ce qui s’est passé dans ton sillage A laissé en moi des traces Mais à chaque temps sa période Et cette période-ci nous dépasse Nous pleurons les temps écoulés Parce que nous savons qu’ils ne reviendront plus J’ai détaché une branche Du frêne abattu Témoin de notre passage Quoiqu’aujourd’hui on l’ait abattu Des inconscients l’ont débité Sans respect pour ce dont il a été témoin Tais-toi mon cœur qui te souvient Des souvenirs passés et morts Nous ménagions tes pierres Nous les foulions doucement elle et moi De peur que l’on nous entende Nous avions peur de mal agir Quelqu’un a dû nous jeter un mauvais sort Il nous regardait passer et : Allez et que dieu vous sépare ! Dieu a exaucé sa prière Sans doute veux-tu voir Chemin qui te souvient de nous Sans doute veux-tu voir Ce que les jours ont fait de nous J’ai changé tu ne me reconnaitrais plus Et elle a été trahie par sa foi En nous croyant à tort heureux Nous n’amassions qu’une brassée de colères (Traduction de Tassadit YACINE)