poetic.shifts | Une vie qui est (extended)

Cette chanson parle du mouvement perpétuel qu’est la vie : avancer, grandir, tomber, recommencer, changer de rythme, parfois accélérer, parfois reculer pour mieux repartir. Elle raconte une manière d’être libre, instinctive, presque comme un électron libre qui refuse de suivre une trajectoire toute tracée. Il ne s’agit pas de rejeter les règles par provocation, mais de chercher sa propre façon d’exister, d’expérimenter, de comprendre, de se tromper et d’apprendre. Le morceau exprime l’idée que grandir ne veut pas forcément dire marcher droit. On peut avancer de travers, à contretemps, avec des doutes, des pauses, des virages et des remises en question. Chaque questionnement devient alors un outil de plus, une force nouvelle pour continuer avec plus de conscience. Au fond, la chanson dit que l’avenir se construit dans le présent, pas dans une version parfaite de soi-même qu’on attendrait d’atteindre un jour. Il faut vivre avec ses brouillons, ses “presque”, ses élans et ses contradictions. La perfection, ici, n’est pas un but. Elle fige, elle lisse, elle enlève les aspérités qui rendent une vie vraie. La beauté du morceau est justement là : dans ce qui déborde, ce qui cherche, ce qui tremble, ce qui continue d’être. Style musical Dark R&B moderne en duo féminin, avec des voix très autotunées, presque robotiques, qui se répondent comme une conversation intérieure intense. L’ambiance est nocturne, émotionnelle et suspendue, portée par des nappes hantées, une basse sub profonde, des percussions minimales et des samples inversés. Les harmonies serrées, les réponses entre les deux voix et les ad-libs superposés donnent au morceau une impression de dialogue intérieur, à la fois fragile, brut et magnétique. Paroles Intro Avant d’commencer… j’préviens, j’prends ma marge. J’promets pas un beau texte… juste du vrai, sans filtre. Si tu vois des ratures, normal : j’écris en marchant. Le mot parfait attendra… ce soir, je choisis le “presque”. Et j’commence là où j’en suis, comme j'en suis… Comme je suis Couplet 1 Y a des vies qu’on écrit en pointillés, Des phrases qui coupent avant le mot sacré… Moi, j’veux juste laisser la mienne continuer. Couplet 2 Je marche sur des points de suspension, Le cœur en brouillon, l’âme en mode béton. J’empile les “bientôt”, les excuses en carton, Les “on verra” noyés dans des points d’interrogation. Pré-refrain 1 On me dit : “marche droit”, Mais moi, j’kiffe trop les virages. Dans mes poches, des rêves qui s’débattent, Et la peur qui m’double en plein passage. Pré-refrain 2 On me dit : “marche droit”, Mais moi, j’kiffe trop les virages. Dans mes poches, des rêves qui s’débattent, Et la peur qui m’prend d’vitesse, en carnage. Refrain Je veux une vie qui est… Plus que correcte, plus que prête, Une phrase qui s’arrête Juste avant le mot parfait. Je veux une vie qui est… À moitié dite, pas complète, Qui me laisse écrire le reste. Une vie qui est… Une vie qui est… Une vie qui est… Couplet 3 J’compte en frissons, pas en heures qui défilent Je zappe les “il faut”, je tente le move, tant pis Quand l’monde met la couleur sous plastique, bien tranquille, Moi je déborde exprès, j’peins direct, freestyle, version graffiti Couplet 4 On naît au futur, on meurt au passé, Entre les deux, c’est le présent qui s’pose, un peu paumé. Si tout doit rimer, moi je veux dérimer, Casser la mesure que personne n’ose changer. Pont Laisse-moi rater, j’reviendrai quand j’veux Changer de rythme même en plein milieu. Laisse-moi tomber et faire c’que j’peux Dire “presque” et viser quand même “mieux”. Refrain Je veux une vie qui est… Plus que correcte, plus que prête, Une phrase qui s’arrête Juste avant le mot parfait. Je veux une vie qui est… À moitié dite, pas complète, Qui me laisse écrire le reste. Une vie qui est… Une vie qui est… et qui continue d’être. et qui continue d’être. et qui continue d’être. Outro Si la phrase ’coupe, c’est juste pour que j’reprenne mon souffle. Je laisse des blancs, des seuils, des “presque”, pour que ça respire. Je n'signe pas “fin”, non… je signe “à suivre”. Parce qu’une vie, ça s’corrige pas en bas d’une page… Ça s’écrit en marchant ! Une vie qui est… Une vie qui est… et qui continue d’être. et qui continue d’être. et qui continue d’être.