enola

Enola gay - Canti-Can Vidéo proposée ici en doublon minimaliste, celle donnant à voir des victimes du désastre atomique et intitulée "enola gay", étant réservée aux personnes majeures, par le filtre des algorithmes de Ytube - Or, "s'il faut dire ce que l'on voit, il faut d'abord voir ce que l'on voit" Simon Leys. Enola Gay est le nom de l'avion meurtrier survolant Hiroshima le matin du 6 août 1944, avec sa bombe H surnommée affectueusement "Little boy". Enola Gay était en fait le nom de la mère du pilote Paul Tibbets, qui dirigeait trois autres coéquipiers. " Ce que nous pouvions voir au-dessous de nous à présent n’était qu’un bouillonnement noir de débris". Bilan de l'explosion atomique : 80 000 morts immédiats, 140 000 au total fin 1945 dans des souffances innommables, et un nombre inconnu de victimes concernant les conséquences de l'irradiation à plus long terme. Cette chanson questionne, via la possible parole du pilote, la nécessaire culpabilité que les nations nucléarisées se doivent d'avoir à priori, afin que l'on puisse dire : plus jamais ça. ô mère, ô enola qu'est-ce qu'on a fait, là, à hiroshima il y a mille ans déjà une allumette dans les doigts et tous ces enfants qui jouaient en bas volé leur vie / volé on a perdu aussi l'esprit de saint-louis ô mère, j'entends encore tes mots, pourquoi moi, pourquoi ton fils chéri ô mère au si joli nom enola gaie, enola si madelon pourquoi la mort dans nos cales / dix mille mètres à la verticale dans les écoles les cris papier, crayons, et feuilles de riz au coin des mille futons, on coure on joue à saute-mouton dans l'air la vie / et puis ce petit bruit presqu'un ronron, un fonflon de limonaire, ce bruit d'avion / ô mère, qu'est-ce qu'on a fait, là dutch, william, morris et moi ô enola, enola gay avec la mort dans nos cales juste au dessus de la gare centrale ils sont debout dans l'été litlle boys / little girls même crier s'est arrêté d'en haut on a vu, on voit partir la ville / s'éteindre les filles on voit fondre les gens, tous les garçons dans l'éclair le silence et l'effroi ô mère, qu'est-ce qu'on a fait, là à hiroshima il y a mille ans déjà / les amants dessous les draps collés de la tête jusqu'en bas comme goudron, acier liquéfié volé la vie tout volé on a avec la mort dans nos cales dessous nos ailes, le feu / les cendres folles les fleurs perdues, la bombe sale / la fin du monde / ô mère, ô enola ... enola